visuel

"face à face"

Exposition du 30 janvier - 29 mai 2011

Commissariat : Fabienne Fulchéri, assistée de Vanessa Maglia

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Jean-François Dubreuil et Emmanuel.
Dialogue ou confrontation. Deux démarches artistiques. Deux hommes réunis d'abord par un choix commun, celui de Sybil Albers et de Gottfried Honegger de faire entrer des œuvres de ces artistes au sein de leur collection.

C'est le fil d'une histoire qui se poursuit depuis plusieurs années et qui relie les différents protagonistes par intermittence, selon les rencontres et le cours de la vie.
Cette exposition est née de l'envie de remonter ce fil, de l'enrichir en comblant parfois les manques, en retraçant les lignes et en reliant les espaces entre eux. Le regard du visiteur navigue ainsi avec jubilation entre ces deux démarches, en faisant des corrélations et en émettant des conjectures. Les œuvres de Jean-François Dubreuil et Emmanuel se répondent, les couleurs foisonnantes et éclatantes de l’un trouvent un écho inattendu dans les surfaces opaques ou réfléchissantes du noir et du blanc de l’autre…Tous deux puisent leur vocabulaire formel dans une abstraction géométrique qui met à l’honneur une forte puissance combinatoire.
Jean-François Dubreuil passe au crible la presse (journaux quotidiens, magazines…) depuis plusieurs années. Le lien s’est d’abord fait par l’intermédiaire de l’image et plus spécifiquement de la photographie. Ce travail d’analyse a alors conduit l’artiste à poser la question de la hiérarchisation de l’information et à le traduire dans un langage pictural. Obéissant à un protocole précis, tout en laissant une large place au hasard, JF Dubreuil crée une nouvelle grille de lecture en classant les différentes composantes (texte, image, publicité…) selon des codes de couleurs. La composition est ainsi déléguée et dictée par la répartition de ces diverses informations. Si le travail puise sa source dans un réel et une immédiateté nourris par l’épuisante course à l’actualité, il effectue une transcendance salutaire. La peinture accomplit son œuvre, elle impose son rythme, son silence, son caractère immuable sans renoncer, jamais, à son énergie.
De son côté, l’œuvre d’Emmanuel convoque avec une élégante et fausse décontraction les paradoxes d’un art fait de distance et de sensualité conjugué. Le verre, la peinture, le métal, le papier sont des matières que l’artiste assemble et ordonne dans d’infinies propositions jouant avec virtuosité avec les propriétés offertes : leur transparence, leur fragilité, leur opacité, leur relief…

La “conversation“ avec le lieu s’inscrit à plusieurs niveaux : ombres portées, superpositions, lumières et reflets.
Les œuvres dans leur apparente simplicité cachent leur sophistication extrême. Elles habitent les lieux qui les accueillent comme autant de présences légères mais incontournables.
Ce “face à face” est bien un dialogue et les artistes nous invitent à entrer dans la boucle. Suivons le fil de leur pensée à travers leurs créations et regardons…

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