visuel

la Médiathèque de Mouans-Sartoux,
le Festival du Livre
et l'Espace de l'Art Concret proposent
"Rencontre avec Céline Curiol"


Dimanche 01 Déc. 16h / 17h
Salle 14 de la Donation Albers-Honegger
Lecture par Céline Curiol

"Cette lecture, j’ai souhaité l’inscrire dans la belle salle où est actuellement installée l’énigmatique sculpture de Richard Long, Small Alpine Circle. Cette sculpture fait usage de pierres à l’état brut, disposées de manière à interroger le rapport entre naturel et artifice, entre nature et art. En ce sens, elle fait écho à l’un des thèmes du livre que je présenterai : la place de la pierre dans l’imaginaire au Japon, un pays où j’ai eu la chance d’habiter pendant six mois. Cette pierre, qui n’a plus besoin d’être altérée pour exister, ainsi réhabilité dans sa beauté et son unicité, retrouve, ainsi intacte, un merveilleux pouvoir évocateur… Les trois autres pièces choisies au sein de la donation Albers-Honnegger qui seront exposées, ont elles-aussi été conçues à partir de cette matière. Nous aurons ensuite, je l’espère, l’occasion de discuter de ce que mon histoire sur le « travail de la pierre » vous aura inspiré".

A propos de L’Ardeur des pierres :

CE LIVRE VOUS PARLERA DE CES PIERRES INCONNUES qui trônent au milieu des jardins japonais et sur le bord des routes, des pierres qui pourraient si l’on savait longtemps les regarder, nous servir d’indices éternels.
Il vous parlera de tout ce que contient en espoirs et en pertes la première venue d’entre elles.
Il vous parlera de la pierre, telle qu’elle fut aimée et façonnée par un artiste qui consacra sa vie à lui donner d’innommables formes. L’histoire est celle de Kanto Akinari et Yone Noguchi, deux solitaires qui vivent l’un en dessous de l’autre dans un immeuble étroit non loin du centre de Kyoto.
Kanto est jardinier, sans trop savoir pourquoi. Yone est rédacteur pour un jeu télévisé populaire. Fils de l’illustre sculpteur Isamu Noguchi, il croit avoir enfin trouvé le moyen d’exister en se lançant sur la piste d’un meurtrier. Tous deux font semblant de s’éviter même si leur résistance aux oppressions familiales pourrait leur donner prétexte à amitié.
Lorsque surgit dans le quartier de ces deux atypiques l’intrigante Sidonie Descoines, l’étrangère prend d’assaut leur imaginaire. Dès lors, leurs rêves et lubies se mettent à ressembler d’un peu trop près à la réalité…
Kyoto, elle, n’est pas un rêve ; la ville détient toutefois ce qu’il faut de mystère et d’instabilité pour donner à cette histoire sa meilleure matière.
À la frontière de l’immobile se déroule L’ardeur des pierres, là où débutent toutes les envies, tous les mouvements.

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