visuel


Réactivation du Salon blanc de transformation avec l’artiste Marie-Ange Guilleminot
Le principe de ce salon est né de la première visite de Maire-Ange Guilleminot en 1998 au mémorial de la Paix à Hiroshima où elle fut profondément émue par l'histoire des oiseaux « Origami » réalisés par une jeune Japonaise qui, victime de la bombe atomique, avait pratiqué l’origami dans l’espoir de guérir. L’artiste a souhaité prendre part à sa manière aux événements commémorant le drame du 6 août 1945. Ainsi elle nous invite, dans Le Salon de Transformation Blanc, à l’aide d’une vidéo, à réaliser des Tsurus, pliages en forme de grues réalisés selon la technique de l’origami. Ces Tsurus sont disposés en guirlandes selon la coutume puis sont envoyés et déposés place de la Paix à Hiroshima pour la cérémonie commémorant le 6 août 1945.
Les Tsurus sont réalisés à partir de pages détachables du livre "Danser ou mourir II" publié dans le format carré traditionnellement utilisé au Japon dans cet art du pliage. Les images sont imprimées sur du papier blanc au moyen de couleurs habituellement utilisées dans l'origami. Par cet acte, Marie-Ange Guilleminot souhaite "inviter une culture à participer et à découvrir l'esprit et l'histoire d'une autre culture". Le Tsuru évoque quant à lui "le pliage de vies individuelles et collectives dans le temps et dans l'espace".

MARIE-ANGE GUILLEMINOT
Née en 1960 à Saint-Germain-en-Laye. Vit et travaille à Paris.
Son travail considère l'espace privé de l'individu, la relation des êtres avec leur propre corps et avec leur environnement. L’objet est au centre de cette étude, l’artiste lui attribuant de nouvelles fonctions et un nouveau statut, à la fois objet du quotidien et oeuvre d’art. À partir de quelques gestes élémentaires - pliage, tissage, broderie - et de matériaux modestes, textiles principalement, Marie-Ange Guilleminot compose un univers singulier qu’elle a choisi de détourner de ses caractéristiques « féminines ». La transformation est le processus qui relie toutes les pièces de Marie-Ange Guilleminot, chacune nécessitant d’être manipulée.
Ainsi l’artiste utilise les objets qu’elle a créés ou transformés comme lien entre l’oeuvre, l’artiste et le spectateur. Son travail est un questionnement sur le passage, la transmission des émotions, la transformation pour une meilleure compréhension. Marie-Ange Guilleminot développe un travail de plus en plus collectif : elle intègre souvent le spectateur dans des dispositifs qui se déploient avec la performance, l'environnement, le livre, et qui perturbe nos sens et nos certitudes.

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