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Samedi 31 Mai 16h / Table - Ronde Slowmo

avec Marc Bayard créateur du Slow Made et l’artiste Jean-Baptiste Farkas


MARC BAYARD est critique et historien de l’art, commissaire d’exposition et éditeur. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages.
Après des études de droit, il a entamé un cursus d’histoire de l’art et est devenu docteur en histoire de l’art à l’École des hautes études en sciences sociales. Il a dirigé pendant 6 ans le département d’histoire de l’art de la Villa Médicis (2004-2010). Dans ce cadre il a été rédacteur en chef de la revue Studiolo et directeur scientifique de plusieurs ouvrages. Il a été également membre du Cabinet du ministre de la Culture, M. Frédéric Mitterrand, en charge de l’histoire de l’art, du Festival de l’histoire de l’art à Fontainebleau et du Centenaire André Chastel (2011).
Depuis 2011, il est conseiller au développement culturel et scientifique au Mobilier national. Il est ainsi en charge du développement international des expositions, responsable des activités pédagogiques, du programme scientifique des « Rencontres des Gobelins » et des programmes de recherche. Il assure enfin la direction artistique de la Carte blanche des artistes contemporains qu’il a créé à la Galerie des Gobelins (Vincent Bioulès, Yan Pei-Ming, Pierre Buraglio, Eva Jospin, Pierre & Gilles).
Initiateur du Slow Made, mouvement pour la promotion des métiers du savoir-faire et de la création (mouvement qui a reçu le EVENEMENTS dans le cadre de l’exposition / parrainage du ministre de la Culture et de la Communication et qui est soutenu par le Mobilier national et l’Institut national des métiers d’art), Marc Bayard a été, en 2011, élevé au grade de chevalier des Arts et des Lettres.


Pour JEAN-BAPTISTE FARKAS, la pratique de l’art doit questionner, en vue de les problématiser, les notions que sont l’artiste, l’oeuvre ou le lieu de sa monstration. Son activité consiste à offrir des modes d’emploi pouvant être mis en pratique, là où ordinairement on attend d’un artiste une oeuvre finie et exposée. Au travers de ses services, il invite quiconque le souhaite à accomplir des tâches précises dont le principe d’efficacité est inversé : mettre hors d’usage un fragment d’habitat, ralentir la cadence d’un travail ou encore mentir. Ni « performances », ni « happenings » et ne relevant pas de ce que l’on nomme communément « art participatif » ou encore « art relationnel », articulés autour des notions d’usage et de prestation et s’ingéniant à faire du moment de la réalisation de l’énoncé le coeur de l’oeuvre, les services de Jean-Baptiste Farkas souhaitent conquérir le terrain de la réalité quotidienne et susciter des questionnements sur les normes comportementales autant que sur les normes artistiques elles-mêmes. Hors du seul monde de l’art, ils surgissent comme des anomalies qui occasionnent des événements aléatoires et doivent engendrer des différends, voire de vraies altercations. Selon Jean-Baptiste Farkas, pour agir, pour « opérer dans le monde réel », il est indispensable de se délester de tout ce qui pourrait s’apparenter à des effets de style pour offrir à l’oeuvre l’opportunité de s’éparpiller et de s’infiltrer là où on ne l’attend pas.
Jean-Baptiste Farkas a créé IKHEA en 1998, en détournant le nom de la célèbre marque. IKHEA est une entreprise fictive invitant le public à réaliser les services imaginés par elle. Réflexion sur la société de consommation, questionnement sur le matérialisme et notre rapport au monde consumériste, interrogation sur les pratiques de l'art contemporain, IKHÉA@SERVICE ne fait en tous cas aucun compromis.

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