visuel

regard 03 : Surprise concrète

30/09/2007 au 20/04/2008

Commissariat : Sybil Albers et Gottfried Honegger

Depuis l’inauguration de la Donation Albers-Honegger en 2004, Sybil Albers et Gottfried Honegger ont continué à
enrichir la collection par de nombreux dépôts. Une partie de ces prêts a fait l’objet d’une nouvelle donation au FNAC
(Fonds National d’Art Contemporain) en 2005.
L’exposition « regard 03 : Surprises Concrètes », est une sélection de cette dernière donation à laquelle viennent
s’ajouter de nouveaux dépôts. Ces-derniers complétent les grands ensembles déjà existants, aussi bien historiques
que thématiques et, permettent de renouveler la lecture de la collection. Cette exposition souligne la singularité de la collection en proposant de rassembler oeuvres d’art, objets du design et de tradition populaire. Ainsi peuvent se côtoyer une très grande gouache sur papier de Sol LeWitt, une gouache de FrantiŠek Kupka, une photographie de Frank van der Salm avec “Diamond Chair” de Harry Bertoïa, le “Steltman Stuhl” de G.T Rietveld et un ensemble très important de tissus d’ameublement traditionnels kurdes.

Trois questions de Jean-Marc Avrilla à Sybil Albers

Nous présentons dans “Surprises Concrètes” les nouvelles acquisitions, l’ensemble des donations que
Gottfried Honegger et vous avez faites à l’Espace de l’Art Concret de 2005 à 2007. Quel sens avez-vous voulu
donner à ces acquisitions ?
Une collection publique doit vivre, être actuelle, curieuse.Si elle ne bouge pas, elle devient classique, historique. Le passé donne des réponses. Le nouveau nous pose des questions.

Parmi les nouvelles oeuvres, je note un certain nombre d’objets d’ameublement : une chaise de Harry Bertoïa, une chaise de Gerrit Thomas Rietveld, un projet d’étude pour une tapisserie du Corbusier et des tissus traditionnels kurdes. Quelle place tiennent les arts appliqués dans la collection ?
L’Espace de l’Art Concret n’accepte pas une distinction entre l’art appliqué et les beaux-arts. Pour nous l’esthétique doit occuper la vie quotidienne, comme un “Gesamtkunstwerk ¹”. La différence entre les deux, c’est leur fonction.

Pour la première fois, l’Espace de l’Art Concret présente une photographie, une oeuvre de Frank van der Salm. Est-ce une nouvelle orientation que vous souhaitez impulser à la collection ? Pouvez-vous nous parler de cette oeuvre ?
Je me demande encore si la photographie est un art ou un document. Pour trouver une réponse, on doit vivre avec la photo. Un seul regard peut nous tromper. La qualité se manifeste dans le temps et détermine notre jugement.

¹ terme esthétique que l’on peut traduire par oeuvre d’art totale ou synthèse des arts

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