visuel

"Pergola", travail situé de Daniel Buren, 2006/2010

Oeuvre présentée du 28 juin au 14 décembre

Commissariat :

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Daniel Buren est l’une des figures tutélaires de la scène de l’art contemporain international. Son oeuvre protéiforme a toujours interrogé le musée et les lieux d’exposition qui l’invitaient à intervenir. Pour l’Espace de l’Art Concret, il installe dans le jardin et la cour du château de Mouans-Sartoux la Pergola, une structure qui joue avec la lumière et les couleurs autant qu’avec l’espace et les perspectives.

L’Espace de l’Art Concret, pour ses vingt ans, propose à Daniel Buren d’intervenir en plusieurs temps sur les différents lieux qui le constituent. Avec ce projet, il s’agit de redonner une vraie substance à la confrontation art contemporain/musée, et de revenir à ce qui est au coeur du travail de Buren : la réinterprétation critique des axes – historiques, mais aussi architecturaux -, autour desquels se construisent l’histoire et la présentation de l’art moderne.

Daniel Buren a choisi de « situer » sa Pergola dans l’axe de l’entrée du château, depuis le parc et jusque dans la cour.
La Pergola est une construction légère qui sert généralement de support aux plantes grimpantes et permet d'ombrager son environnement. Buren contrarie ici son usage commun en "accrochant" non pas des fleurs mais neuf couleurs, disposées par ordre alphabétique au-dessus des têtes. Les couleurs jouent avec la lumière et en présence du soleil se projettent aux alentours.
Après une première présentation dans le cadre d'Art Basel Miami en 2006, la Pergola, dans une version réduite, a été « située » dans la cour principale de la Monnaie de Paris en 2009. C’est dans une tout autre perspective que Buren propose une nouvelle situation de l’oeuvre pour l’Espace de l’Art Concret, en soulignant et magnifiant l’axe qui mène au coeur du lieu, sans détours.
Passer par la Pergola modifie la perception que l’on a du lieu, les alentours se teignent d’une gamme colorée vibrante, les bandes noires et blanches s’alignent ou se désaxent, la vision à travers le matériau se déforme et bientôt, la sensation que l’on est en mouvement nous envahit. La Pergola demeure fondamentalement un dispositif à expérimenter, une oeuvre qui d’abord s’impose dans le paysage, puis s’y fond et « travaille » avec celui-ci pour procurer à celui qui y passe une sensation inédite.

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