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Les systèmes de l'art concret

17/03 - 10/10/2004

 

Commissariat : Dominique Boubou

L’art concret, tel qu’il a été énoncé par Théo van Doesburg en 1930, s’est développé et a été repris par de nombreux artistes dans les décennies suivantes, en se manifestant sous la forme les plus diverses, au point de s’affirmer comme une des tendances majeures de la seconde moitié du XXème siècle.

L’art concret, débarrassé du sujet, a permis de manière décisive de ramener l’œuvre à elle-même. Pour y parvenir, il a réduit ses éléments à l’essentiel. C’est dans ce processus que se situent les « Systèmes de l’art concret », modes d’organisations structuraux dans lesquels les parentés se font jour.

Les « Systèmes de l’art concret » offrent un éclairage sur dix d’entres eux, à partir d’un choix d’œuvres permettant d’analyser le sens et la diversité de la Donation Albers-Honegger, tout en induisant divers jeux de rencontres, de questionnements et de possibles échanges, selon un principe d’exercices développé au sein des ateliers pédagogiques de l’Espace de l’Art Concret.

 

Cette exposition thématique a été pensée par rapport à la philosophie du lieu – « apprendre à regarder, car regarder est un acte créatif » (Gottfried Honegger) – et conçue à partir de la collection permanente. Elle s’inscrit ainsi dans la mission de l’Espace de l’Art Concret, tout en répondant à un principe d’accrochage simple :

dix « systèmes » pour dix salles distinctes,

soixante œuvres d’artistes d’origines les plus diverses, artistes fondateurs, héritiers ou critiques de l’art Concret.

 

La spécificité de l’art concret est sa pluralité vivante, son universalité. Le parcours de l’exposition propose dix suites ou jeux combinatoires que chaque visiteur peut ensuite modifier, inverser, réinventer en toute liberté.

 

Les programmes déterminés : Max Bill - Richard-Paul Lohse - Hansjörg Glattfelder - Torsten Ridell – Alan Uglow

Les matières : Meret Oppenheim - Eileen Gray - Matti Braun - Ingeborg Luscher - Jean-Pierre Raynaud - Herbert Hamak

Les reliefs : Jan Schoonhoven - Günther Uecker - Ad Dekkers - Jean Gorin - François Morellet - Sigurd Rompza

La tension : Andreas Christen - Christoph Haerle

L’écriture : Henri Michaux - Sam Francis

Les concepts : Claude Rutault - Jan Anüll - Jean-pierre Bertrand - Joseph Beuys - Karin Sander - André Cadéré

Les monochromes : Aurelie Nemours - Yves Klein - Bernard Aubertin Gunther Umberg

L’espace : Cécile Bart - James Turrell - Pol Bury - Ulrich Rückriem - Piotr Kowalski

La notion d’aléatoire : Manfred Mohr - Jean-François Dubreuil - Rita Ernst - Adrian Schiess

La poésie : Michel Seuphor - Gottfried Honegger -  Marcelle Cahn

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