visuel

Urban Code

30/06 - 05/10/2003

Commissariat : Dominique Boudou

L’Espace de l’Art Concret présente, du 1er juillet au 5 octobre 2003, une exposition intitulée « Urban Codes, Coder / Décoder ». Le titre de cette exposition se réfère au terme juridique « code » qui désigne un ensemble de prescriptions, règles et symboles, destiné à représenter et à transmettre des informations. Par extension, il prescrit tout système de relations structurées entre signes et ensemble de signes, entre codes urbains et codes humains.

« Urban Codes » réunit et confronte les points de vue de cinq artistes britanniques – Bridget Riley, Ben Langlands & Nikki Bell, Julian Opie et Stephen Willats - dont les dispositifs dépassent les codes strictement formels, esthétiques, linguistiques au profit d’une exploration socio-politique du langage urbain.

 

L’exposition s’ouvre sur les jeux optiques de Bridget Riley comme témoignage de l’élargissement du constructionnisme - version britannique de l’art concret - vers une reformulation de l’abstraction géométrique en mouvement. En ce sens, l’exposition « Urban Codes, Coder / Décoder » questionne la suite de cette reformulation, au travers de plusieurs propositions qui, toutes, répondent à une expression chère à l’artiste : « regarder est un plaisir –un perpétuel plaisir ».

 

L’exposition se poursuit autour des œuvres de Langlands & Bell. Ces deux artistes explorent depuis les années 70, l’architecture dans ses contradictions et ses enjeux historiques, socio-économiques et politiques. L’idée d’un code - planimétrique ou lettrique - qui permet la communication, porte clairement empreinte d’une dynamique consciente de la signalétique dans l’espace privé ou public.

 

Julian Opie s’intéresse quant à lui aux codes visuels populaires. Ses compositions conjuguent la rigidité des formes géométriques, avec la souplesse de la lumière et l’intensité de la couleur, dans une syntaxe qui donne à lire, à déchiffrer et à décoder un milieu urbain et humain fait d’images de synthèse à l’impact visuel universel (enseignes, voitures, panneaux routiers, etc…).

 

Enfin, Stephen Willats renforce le propos souhaité du passage des codes urbains aux codes humains. Son œuvre sociale interroge les notions de « vivre ensemble », les relations entre habitations et habitants, les conditionnements, les réappropriations des codes urbains par les humains. En ce sens, son travail apporte une dimension interactive qui s’inscrit parfaitement dans la mission pédagogique de l’Espace de l’Art Concret.

 

Si l’art concret est un art du réel, un art rationaliste permettant de visualiser une ère nouvelle, si la construction, le choix des éléments, l’utilisation des formes géométriques et des mathématiques sont quelques unes de ses spécificités, « Urban Codes, Coder / Décoder » s’inscrit comme un possible prolongement dans un contexte culturel différent.

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