Jérôme Grivel
Présence(s) en résidence 2015

16 décembre 2015 • 10 janvier 2016

Depuis plus de 20 ans, afin de favoriser les échanges et le dialogue entre les créateurs d’aujourd’hui et l’art concret, l’eac. propose une résidence de travail à des plasticiens, danseurs et auteurs.

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Cette résidence a reçu le soutien de

École national supérieure d'art de la Villa Arson, Nice

Giovanni Ferronnerie d'Art, Nice.

 

À travers une approche pluridisciplinaire, le travail de Jérôme Grivel développe des systèmes et des stratégies qui visent constamment à impliquer les limites physiques et perceptives des spectateurs, et ce, de manière aussi bien efficace que volontairement inefficiente. En résulte une pratique protéiforme, souvent d'un humour dissimulé et d'une absurdité pince-sans-rire, interrogeant les états d'être au monde, les libertés de mouvements, les réactions face aux stimuli qui nous entourent avec, en creux, l’ombre des systèmes de contrôle et de coercition.

 

sensation é/mouvante

Pour ce projet de sortie de résidence effectuée à l'eac. en 2015, Jérôme Grivel a proposé une série d’œuvres – sculptures, vidéos, installations sonores et performances – qui invite le visiteur à faire une expérience sensible du réel. La présentation de ses œuvres fait écho à la configuration de l'espace d'exposition du Château imposant aux visiteurs un choix : commencer la visite par la droite ou par la gauche. 

Ainsi, l'artiste invite le visiteur à avancer à tâtons, à prendre une suite de décisions, à passer le cap (ou non) de l'implication physique et perceptuelle et ainsi à vivre une succession d'expériences. 

Structure Déambulatoire, dispositif à échelle humaine amène à un cheminement forcé et absurde et offre un ensemble de points de vue sur une série de vidéos parabole #1, #2 et #3 projetées sur les murs adjacents, montrant l'artiste qui, à travers la figure du cri, éprouve les limites de son corps. 

Parallèlement, dans une autre salle, des maquettes de sculptures restées à l'état de projet car techniquement utopiques, suggèrent au visiteur une projection mentale du corps dans l'espace.

Parmi ses projets, l’artiste propose également deux sculptures présentées dans deux salles distinctes et activées par une série de performances musicales. Programmées à horaires et dates fixes, celles-ci sont à l'attention d'un unique visiteur.

 

Né en 1985, Jérôme Grivel vit et travaille entre Paris et Nice.

Plasticien et musicien, il est diplômé de l’école nationale supérieure d’art de Nice (Villa Arson). Son travail pluridisciplinaire (sculpture, vidéo, installation) qui explore l’idée de perception aux travers des approches physiques et expérimentales a été montré en France et à l’étranger dans divers expositions collectives et salons (Galerie Catherine Issert, Salon de Montrouge, City Sonic, Arte Video Night,…).

En tant que musicien, hormis un travail en solo, il  a collaboré comme bassiste et vocaliste à divers groupes allant du rock/hardcore à la musique expérimentale et improvisée (Projet Cluster, Mouton Brillant). En 2012, il participe à la création du Festival de Mai (musiques actuelles improvisées) à Nice, dont la deuxième édition a eu lieu en mai 2014.

Il a aussi collaboré avec le groupe de recherche FRAME ainsi qu’avec le chorégraphe Michaël Allibert avec lequel il a présenté en août 2015 à l'eac. La nuit est tombée sur le royaume, installation chorégraphique, étape de recherche dans le cadre de sa résidence.