Le lieu

Bâtiments & parc

Le château

La Donation Albers-Honnegger

Les ateliers pédagogiques

Le parc

Le château

Une architecture médiévale triangulaire originale

Édifié au début du XVIè siècle (1504-1510) par Jean de Grasse, le Château de Mouans resta la propriété de la famille de Grasse jusqu’en 1750, avant d’appartenir aux Villeneuve (1750 - 1789), aux Durand de Sartoux puis aux Peguihlan de Sartoux. En 1988, la ville de Mouans-Sartoux en fait l'acquisistion. Durant les guerres de religion, le Château de Mouans fut un bastion des réformés. Son seigneur, Pompée de Grasse était protestant. Le Château subit d’importantes destructions à l’époque révolutionnaire. Les deux ailes furent reconstruites vers 1820. Les deux tours, Est et Ouest, ne furent réédifiées qu’à la fin du XIXème siècle. Au milieu du XXème, la tour Est fut abaissée et recouverte de tuiles.

L’intérêt du Château réside dans la préservation de son plan initial, de forme triangulaire très rare en France. En 1990, l'Espace de l'Art Concret ouvre ses portes, donnant vie à un centre d'art contemporain, qui très rapidement acquiert une renommée internationale.

château de Mouans-Sartoux de forme triangulaire
INAUGURÉE EN 2004

La Donation
Albers-Honegger

Architectes : Annette Gigon et Mike Guyer, Zürich, Suisse

Dans le parc en vis-à-vis du Château, un volume en saillie, lasuré vert-jaune vif, s’élève comme un signe lumineux dans l’environnement boisé de l’Espace de l’Art Concret. Le bâtiment turiforme présente cinq niveaux, desservis par deux escaliers et un ascenseur, autour desquels s’inscrivent : un vaste espace d’accueil ouvert sur la nature (107 m2) / 15 salles d’exposition (645 m2) conçues selon des dimensions, des hauteurs de plafond, et des orientations diverses pour créer un rythme / une salle de conférence (140 m2) / une salle de documentation/bureaux (89 m2) / des réserves et des locaux techniques (235 m2). L’énergie de cette architecture est fortement déterminée par l’association des espaces et la densité du matériau (murs en béton coulés sur place et bruts de décoffrage).

façade de l'entrée de la donation Albers-Honegger entourée de végétation

Les salles de la Donation Albers-Honegger offrent un écho magnifique à celles de la Galerie du Château, jouant sur les mêmes confrontations intérieur/ extérieur, proche/lointain, nature/culture. Leur disposition le long des façades, leur éclairement par de larges ouvertures latérales et leurs proportions s’apparentent à ceux d’une maison de grande taille. Les fenêtres sont placées à des hauteurs variables et sont protégées à l’extérieur par des écrans de verre destinés à refléter la nature. Les façades présentent ainsi un jeu très subtil d’ombres positives, sur les écrans vitrés, et négatives, sur les parois lasurées, de la forêt. La couleur du bâtiment anticipe une éventuelle patine et produit deux effets diamétralement opposés : un contraste lumineux, et simultanément, une superposition harmonieuse avec les couleurs nuancées des arbres.

bâtiment de la donation Albers-Honegger de couleur vert jaune vif

La forme dense, abstraite, minimale de l’édifice crée une belle cohérence avec les œuvres de la Donation Albers-Honegger et contribue de façon « manifeste » à la réflexion, à la recherche, et à l’observation visuelle liée à la philosophie de Gottfried Honegger : « Apprendre à regarder, car regarder est un acte créatif ». Le mobilier fait partie intégrante de la réflexion spatiale du bâtiment. Il cherche à souligner le rapport de l’homme face à l’œuvre et le dialogue intérieur / extérieur.

INAUGURÉs EN 1998

Les Ateliers pédagogiques

Architecte : Marc Barani

Bâtiment discret enchassé dans la pente pour limité sa visibilité depuis le château, il profite aussi de cette situation en contrebas pour créer un belvédère (esplanade) au dessus de la forêt et mieux relier le château à son site.Inscrit dans un plan carré qui répond à celui du château triangulaire, reprenant ainsi le vocabulaire de l’art concret.

Toit /esplanade du bâtiment des atelier pédagogiques à l'orée de la forêt

Ce petit bâtiment fait éclater les limites de sa volumétrie et de son échelle par les lumières zénithales diffusées à travers le bassin du belvédère et les façades différenciées. Sur le parvis d’entrée, encadrée par une arche en béton, la composition de façade déjoue la lecture de la structure par le décalage des opacités et transparences. La grande salle polyvalente est mise en contact direct avec la nature. Du côté de la forêt, la minéralité de la paroi de béton est striée par des planches de bois. Elle est colorée par des sables beiges et gris en rapport avec la maçonnerie du Château. Contre le mur de soutènement existant, un petit escalier conduit à l’entrée des ateliers et à leur parvis. Le relief de la façade est obtenu par la disposition de planches de bois au fond du coffrage.

Elles sont sablées pour faire apparaître le veinage du bois, et clouées -non vissées- pour susciter des différences de dilatations lors du coulage. La paroi coulée d’un seul tenant, crée un aspect monolithique où n’apparaît aucune reprise de banche.

Le parc

Réaménagement : Gilles Clément (2004 et 2022)

En 2004, le parc du Château de Mouans-Sartoux a fait l’objet d’un réaménagement dans le cadre d’une commande publique de la Ville à Gilles Clément avec l’aide du ministère de la Culture, de la Région SUD Provence-Alpes-Côte d'Azur et du Département des Alpes-Maritimes.

Ce projet souligne la topographie du site et donne, par la diversité des espèces plantées, un cycle de floraison. Au fil des saisons, les différents espaces du parc fleurissent et invitent à la promenade.

stèle blanche posée au sol dans la forêt du parc du château
Dans la forêt du parc du château, on y voit principalement des pins maritimes

Ce réaménagement réalisé en collaboration avec le paysagiste François Navarro est pensé pour souligner les modes d’usage initial du parc et accentuer la circulation des visiteurs entre la “Clairière des jardins”autour du Château, vouée à la lumière, l'ordonnancement, la géométrie et le “Bois des transparences” rythmé par des cheminements par incitation. Et ce sont des tilleuls, arbres d'ombre, qui marquent l'espace. La lumière est partout distribuée en douceur. Une large plate-forme carrée en façade du Château accueille les manifestations estivales, et côtoie un nouveau près planté de figuiers et d’oliviers.

En 2022, Gilles Clément fait une nouvelle intervention, en créant l'extension végétale qui accompagne la création du parking du Château de Mouans-Sartoux.

Elle s’inscrit dans un projet global d’extension des limites physiques et visuelles de l’actuel bois du château, amenant le projet de parc au contact de la ville et de son avenue. C’est véritablement un morceau de nature qui sera amené au cœur de la ville grâce à l’imaginaire végétal.
Le projet entend préserver le maximum d’arbres existants, des dolines et des talus viendront créer des mouvements en résonnance avec le modelé du parc.Afin de préserver les transparences entre le parc et le château, les limites physiques, constituées de clôtures, seront intégrées dans la végétation pour effacer tout sentiment de frontière. L’acces- sibilité au parc et aux différentes entrées sera possible pour tous les usagers.

Privatisation des lieux

Si vous souhaitez plus d'informations, et/ou les conditions de privatisation du centre d'art, n'hésitez pas à prendre contact auprès de la chargée des publics :
+33 (0)4 93 75 06 75 ou public@espacedelartconcret.fr
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Vous pouvez également contacter l'administratrice de l'eac. :
+33 (0)4 93 75 06 72 ou administration@espacedelartconcret.fr

Dossier de privatisation‍